La Marne étant un département assez grand, je vais continuer à vous faire découvrir d’autres villages, dont celui de Berru, aujourd’hui. Il vous suffit de prendre la direction de Reims, puis Cernay les Reims et ensuite Berru, qui se trouve sur la départementale D380.
Berru compte 454 habitants. Ses habitants sont appelés les Berruyats et les Berruyates. Le Village de Berru dépend de l’arrondissement de Reims. Son canton est Beine-Nauroy.
En vous promenant dans les alentours, vous pourrez découvrir le Mont de Berru. Le code postal de Berru est 51420.
La surface de ce village est de 13,65km2. Sa densité de 34 habitants /km2. L’ambiance qui règne dans le village est reposante. Beaucoup des habitants travaillent aux champs. Ue charmante fontaine est installée à l’entrée du village.
Aux croisements de deux petites routes, un monument aux morts est dressé, immobile, en souvenir des villageois ayant donné leur vie.
Berru se compose de 97,4 ha de vignes. Tenus par 40 exploitants viticoles et 20 producteurs de champagne travaillent dans cette région.
La surface des cépages, en hectares, se compose, ainsi :
• 78 ha= 80 % de Chardonnay (raisin blanc)
• 17 ha= 17 % de Meunier (raisin bleuté)
• 3 ha= 3 % de Pinots noirs (raisin noir)
L’église de Berru date du 11è et 12ème siècle.
Le Cimetière de Berru est assez impressionnant. Il contient les sépultures des soldats allemands tués, durant la guerre 1914-1918.
Ce cimetière situé à la sortie du village dévoile la stupidité des guerres et son gâchis en vies humaines, puisque 13 058 soldats allemands ont été enterrés dans une tombe commune.
Le Cimetière de Berru comporte en tout 17 559 soldats allemands tués durant la guerre de1914-1918. Immobile, je serre les dents et les poings de colère. Je ne ressens qu’une chose en observant ces petites croix grises sans visage: Quel immense gâchis en vies humaines !
Seuls des arbres magnifiques ornent ce cimetière, parfaitement entretenu, au milieu de milliers de petites croix tristes. Aucune petite fleur n’est déposée dans ce cimetière. Aucune tombe n’est fleurie. Combien de mères, de par le monde, pleurent encore, aujourd’hui, un ou plusieurs fils au nom d’un idéal ?
Seul le chant des oiseaux semble apporter un peu de douceur à toutes ces jeunes vies disparues trop tôt. Je sortirai de ce lieu, ébranlée de tristesse, face à cette immense boucherie en vies humaines. Certaines petites croix portent deux noms, d’où la raison qu’elles sont orientées dans le sens inverse.
A la sortie du village, en passant par la rue du Luxembourg, vous découvrirez, en face de vous, juste à l’entrée du champ, un étrange petit personnage qui vous regarde partir. On jurerait d’ailleurs qu’il vous sourit.
22.5.07
Marie qui reprend la route vers d'autres horizons à vous faire découvrir...
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