Comme bon nombre de personnes curieuses, je souhaitais découvrir le Chateau de Commetreuil, dans le département de la Marne. C'est grace à l'une de mes amies (Samia, que je remercie) que j'ai appris, qu'était organisé la 4ème Randonnée du Parc de Commetreuil, dans le département de la Marne. Le temps étant légèrement couvert, nous décidons d'aller y faire une petite visite, avec Josette, la maman de mon chéri, qui est une bonne marcheuse aguerrie.
Une documentation nous est remise. Bien sur, nous choisissons entre les trois parcours (3km, 5 km et 11km) le plus long. Mais les difficultés commencent car nous nous trompons de lieu de départ et partons à pied, du coté de Courmas, au lieu de passer par le verger du Parc de Commetreuil.
Le Centre d'Initiation à la nature de Commetreuil se situe sur les communes de Bouilly et Courmas, à proximité de Reims, dans un domaine de 150 hectares.
Si le temps s'annonce un peu orageux, il en faut plus pour détruire notre bonne humeur qui est, ce jour là, vraiment contagieuse. Les blagues fusent et nos fous rires résonnent dans l'air. Didier et Josette marchent devant, pendant que je prends quelques photos d'eux, en plein élan.
Les paysages sont superbes et les champs s'étendent à perte de vue. Nous en profitons pour photographier la flore de la région. On y trouve bien sur de beaux coquelicots, des roses et d'autres fleurs dont j'ignore le nom, pour l'instant.
Nous nous dirigeons vers le cimetière anglais que nous photographions au passage. Tous les cimetières anglais ont la même présentation. Vestige de la Grande Guerre, les cimetières militaires honorent la mémoire de ceux dont les corps n'ont jamais été retrouvés, là où ont été enterrés leurs camarades. Dans les cimetières de Bouilly et de Courmas, on retrouve une stèle, une croix ou un monument plus important, pour signaler le sort tragiques de ces jeunes soldats.
Loin du bruit des canons, les plantes sauvages reprennent leur place et apportent un peu de douceur, face à cette vision cruelle.
A la sortie du village de Commetreuil, à l'entrée d'un virage, on peut admirer cette vierge qui semble attendre, comme un présage, les conducteurs au comportement dangereux.
Puis nous traversons le village de Courmas, agréablement fleuri. Il y a un lavoir construit au XIXe siècle, alimenté par une source. Sa toiture est recouverte de tuiles métalliques et son bac, posé à même le sol, est de forme rectangulaire. Ce lavoir est un modèle clasique de type "ouvert".
Le trajet se fait tantôt sous les nuages, vite chassés par le vent, tantôt sous un soleil implacable. J'observe un peu inquiet, mes avant bras qui rougeoient, progressivement. J'ai oublié de me munir d'une crème protectrice.
Arrivés dans le sous-bois, nous devons avancer avec la plus grande attention. Le sol est détrempé par les pluies nocturnes. Des traces de pneus profondes sont imprimées dans le sol. La terre parait spongieuse par endroit. Même les pattes des cheveaux venus s'y aventurer s'y sont profondément enfoncées.
De carrés de papier nous indiquent la direction à suivre. Parfois, entre deux intersections, nous ne voyons plus rien. Que faire ? Droite ou gauche ? Comme Didier a le plan, nous le suivons. Si nous nous trompons de chemin, il nous restera qu'à faire marche arrière, malgré la fatigue qui nous gagne.
Nous arrivons à la Chapelle Saint Lié, et malgré un manque d'enthousiasme visible de Didier et Josette, pour y aller, je les décide à monter la voir. Il y a un petit chemin qui grimpe. Cette chapelle a été longtemps en travaux. J'ai hâte de voir le résultat car je l'avais découverte durant un hiver, en me promenant, mais elle était fermée à cette époque, pour cause de travaux. Nous sommes agréablement surpris par sa fraicheur, une fois arrivés dans ses murs. Un prêtre est assis dans l'entrée en train de lire et nous regarde entrer, sans rien dire. Nous baissons la voix instinctivement, conscients que nous le dérangeons.
La chapelle St Lié offre un très beau panorama sur le village de Villedommange, et en fond, nous pouvons distinguer les contours de la ville de Reims. De style roman, elle date du XIIè, XIIIe et XVIe siècles. Elle est ouverte aux visiteurs d'avril à septembre, mais uniquement les dimanche et jours fériés.
Lié est né à la fin du Vè siècle, dans le Berry, au sein d'une famille très chrétienne. A 12 ans, malgré son jeune age, il est accepté dans un monastère de Sologne. Il s'y fait remarquer par son amour pour les pauvres. Il meurt le 6 novembre 534. En 943, les restes de sa dépouille mortelle sont transportés au chateau de Pithiviers. Puis une partie de son corps est donnée au curé de Villedommange. D'autres reliques y furent apportées en 1444, par Jacques Juvenal des Ursins, archevêque de Reimset en 1902 par l'archevêque de Mohon.
Tout prêt, se trouve son petit cimetière, où l'on peut voir encore des tombes très anciennes. Ainsi que la statue de la Vierge à l'enfant qui a été refaite.
Ses vitraux sont magnifiques à découvrir. Les statues aussi. Un tableau ancien est montré à nos regards. Il n'y a pas de bancs ni de chaises. Mais les murs de la Chapelle St Lié ont été consolidés ainsi que la toiture. Munissez-vous toutefois de bonnes chaussures de marche car la pente est ardue pour y accéder à cette petite chapelle bien connue des Marnais.
La Chapelle St Lié possède de belles sculptures qui datent du XIVe s. au XVIIe siècle.
En contrebas se trouve l'église St Lié à Villedommange qui date du XIIIe siècle. Elle fut détruite au XVIe siècle pour faire place à un imposant sactuaire du plus parfait style flamboyant. Les travaux n'ont jamais été terminés.
Le village de Villedommange apparait dans une oasis de verdure rafraichissante.
Nous poursuivons à nouveau notre randonnée, d'un bon pas, cette petite halte à la chapelle de Saint Lié nous ayant permis de souffler un peu.
23/05/2011
Marie51 et Didier51
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